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12/05/2016

Discussion autour d’un cas mortel de pneumonie nécrosante à Staphylococcus aureus sécrétant la leucocidine de Panton-Valentine

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E. Escudier · L. Pagani · J. Gaillat · M. Sirodot · A. Levrat  Revue SRLF 2015

Cliquez ici: Leucocidine de Panton Valentine.pdf

En conclusion, l’évolution fulminante d’une pneumonie communautaire chez un patient jeune sans comorbidité doit faire évoquer le diagnostic de pneumonie nécrosante à SA PVL+, surtout s’il existe une leucopénie et des hémoptysies. Les infections pulmonaires dues à SA sécrétant la PVL sont des pathologies toxiniques très graves. Le traitement s’articule autour d’une antibiothérapie ayant une activité antitoxinique propre (linézolide associé à la clindamycine), une immunothérapie anti-infectieuse utilisant les IGIV à fortes posologies pour inhiber l’activité de la toxine et l’hémofiltration (thérapeutique moins spécifique) pour moduler l’inflammation induite par la toxine. Les antibiotiques utilisés doivent par ailleurs avoir une activité sur le SARM et une bonne diffusion pulmonaire et tissulaire. Leurs modalités d’administration doivent tenir compte des particularités pharmacocinétiques d’un patient de réanimation. Malgré ces thérapeutiques, il s’agit d’une pathologie grave, dont le pronostic est extrême- ment réservé.

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