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18/02/2014

Arrangements Musicothérapie reamartigues.

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Asturias Musicothérapie

1.Asturias Albeniz par Michael Lucarelli

2.Banket Hall Loreena Mc Kenitt

3.Fields of green Beeson

4.Suite n° 1 in G major solo for cello Bach

 

Basses Musicothérapie: 

1.African Rythms.

2.Continuum Jaco Pastorius.

3.Portrait of Tracy. Jaco Pastorius.

4.Bright Size Life. Jaco Pastorius. 

27/11/2013

Autre voie : la sonothérapie

Effets de la musicothérapie

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23/11/2013

Arrangements musicothérapie reamartigues

 

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Spirit

1 Vivaldi A Moll Allegro

2 Johann Sébastien Bach Andante

3 Spirit Sean Beeson

4 Johann Sébastien Bach Sonata II (Tatyana Ryzhkova )

 

Mer du temps 

1 Ressac Jean Claude Paolini

                                                          2 Around the clock : The morning after Emanuela Degli Esposti ( Pedal Harp )

3 Moon and stream Masako

4 Sea of time The Beatles

 

Rituel de la nuit ( Patients " sédatés ")

Paris Texas Lhassa 

 

1 SaReGaMa Kalimba Solo for Lotus

2 Paris Texas Ry Cooder

3 Tibetan singing bowl 

4 Sonata para piano N° 9 en Ré majeur


Pan Eros ( patients " sédatés "  )

1 Pan Eros 

2 Pedal Harp Solo die fuer harfe G dur Emanuela Degli Esposti

3 Mouvement de la tranquillité Alain Kremski

 

 

20/11/2013

Effets de la musicothérapie en réanimation hors sédation chez des patients en cours de sevrage ventilatoire versus des patients non ventilés

S. Jaber a , H. Bahloul a, S. Guétin b c, G. Chanques a, M. Sebbane a, J.-J. Eledjam a



 

 

Doi : 10.1016/j.annfar.2006.09.002 Annales françaises d’ anesthésie réanimation 

 

Introduction

L'assistance ventilatoire est le premier support utilisé en réanimation . Malgré ses effets incontestables dans le traitement des insuffisances respiratoires aiguës et chroniques, la ventilation mécanique délivrée à travers une sonde d'intubation peut entraîner plusieurs effets indésirables parmi lesquelles la douleur, l'agitation, l'anxiété, l'angoisse et l'inconfort. Afin de réduire ces effets indésirables, le médecin a le plus souvent recours à des thérapeutiques pharmacologiques utilisant principalement des anxiolytiques et des antalgiques morphiniques ou non, pouvant être eux-mêmes à l'origine d'effets indésirables. Afin de réduire les effets indésirables de certains médicaments et de diminuer l'anxiété et la douleur chez les patients de réanimation, certains auteurs ont proposés d'utiliser des thérapeutiques non pharmacologiques  telles que la musicothérapie .

La musicothérapie a été définie par Biley  comme « une technique contrôlée d'écoute musicale utilisant son influence physiologique, psychologique et émotionnelle sur la personne durant le traitement d'une maladie ou d'un traumatisme ». Elle est aussi définie par Munro comme: « L'utilisation intentionnelle des propriétés et du potentiel de la musique et de son impact sur l'être humain ». La musicothérapie pourrait améliorer l'état psychophysiologique par un effet de relaxation et une sensation de bien-être qu'elle procure.

Quelques études ont été réalisées pour évaluer l'effet d'une séance de musicothérapie chez les patients en réanimation sous ventilation mécanique . Les résultats de ces études montrent que la musique diminue l'anxiété, l'agitation et la douleur.

À notre connaissance, aucune étude en réanimation n'a, d'une part, étudié l'effet de la musicothérapie en utilisant le même protocole chez des patients intubés au cours du sevrage de la ventilation artificielle et des patients non intubés, et d'autre part, comparé l'amplitude des variations des paramètres étudiés entre ces deux groupes de patients.

Le but de cette étude observationnelle en cross-over était d'évaluer l'effet d'une séance de 20 minutes de musicothérapie sur les paramètres hémodynamiques et respiratoires, sur la douleur, et l'état d'éveil-vigilance chez des patients intubés et non intubés de réanimation.

Patients et méthodes


Consentement

La législation française sur la bioéthique ne requiert pas l'avis d'un CCPPRB pour ce type d'étude en l'absence d'atteinte à l'intégrité physique et psychique des personnes hospitalisées. Un simple consentement oral était recueilli avant l'inclusion dans l'étude.

Population étudiée

Les patients inclus étaient hospitalisés dans l'unité de réanimation médicochirurgicale du département d'anesthésie et de réanimation B (16 lits) du centre hospitalier universitaire de Montpellier. Trente patients de réanimation étaient inclus dans l'étude, répartis en deux groupes. Un premier groupe de 15 patients non intubés qui ne présentaient pas de critère de détresse respiratoire ou neurologique qui aurait pu nécessiter le recours à l'intubation et un second groupe de 15 patients intubés en cours de sevrage de la ventilation mécanique.

Les critères d'inclusion communs aux deux groupes étaient: un âge supérieur à 18 ans, l'absence de sédation, l'absence d'administration d'amines vasopressives et une réponse cohérente aux ordres simples. Les critères d'inclusion spécifiques pour le groupe intubé étaient: la présence d'une assistance ventilatoire à travers une sonde d'intubation ou une trachéotomie et une ventilation en aide inspiratoire (AI) avec un niveau d'AI entre 10 et 15 cmH2O, une FiO2 inférieure à 50 % et une pression expiratoire positive (PEP) inférieure à 5 cmH2O. L'inclusion des patients dans cette étude a été réalisée par un médecin du service qui s'assurait de la présence des critères d'éligibilité. Les patients étaient sevrés en ventilation spontanée avec aide inspiratoire. Une épreuve de ventilation spontanée sur pièce en T était réalisée. L'extubation était réalisée lorsque le patient était capable de réaliser deux heures de ventilation spontanée sur pièce en T avec une fréquence respiratoire inférieure à 35 c/min et un volume courant supérieur à 5 ml/kg.

Type d'étude

Il s'agissait d'une étude prospective randomisée en cross-over. Tous les patients recevaient après randomisation soit une séance de musicothérapie (période musique) de 20 minutes, soit une séance de repos (période témoin) de même durée; chaque sujet étant alors son propre témoin.

Paramètres analysés

Données démographiques

L'âge, le sexe, le poids, le motif d'admission, la sévérité de la pathologie évaluée par le score IGS 2  et la durée de séjour en réanimation au moment de l'inclusion dans l'étude étaient analysés.

Paramètres hémodynamiques et respiratoires

Tous les patients étaient surveillés par un scope cardiorespiratoire (HP, Philips Agilent, France). La fréquence cardiaque (FC) et les pressions artérielles (PA) systolique (PAS), diastolique (PAD) et moyenne (PAM) étaient mesurées au début, toutes les cinq minutes et la fin de chaque séance (témoin et musique). Les pressions artérielles étaient mesurées de façon non invasive ou à partir d'un cathéter artériel radial ou fémoral. L'enregistrement des mesures était effectué à partir du moniteur central situé dans la salle de soins de l'unité à distance du patient qui était seul dans la chambre.

La fréquence respiratoire (FR) était également mesurée au début, toutes les cinq minutes et à la fin de chaque séance pour l'ensemble des patients. Pour les patients intubés (groupe intubé), le volume courant expiré (VT) et la ventilation minute (VE) étaient mesurés à partir du respirateur. Le rapport FR/VT était ensuite calculé.

État d'éveil-vigilance et intensité de la douleur

Le monitorage de l'état d'éveil-sommeil était obtenu de façon objective par l'indice bispectral (BIS) (moniteur Aspect A2000 XP, v.3.1)  et enregistré de façon continue durant chaque séance. L'état d'éveil-agitation était également évalué cliniquement par l'échelle comportementale de Richmond (RASS: variant de -5 à +4)  avant et après chaque séance.

L'intensité de la douleur était évaluée par l'échelle visuelle numérique (EVN variant de zéro à dix) avant et après chaque séance .

Intervention expérimentale de musicothérapie: la méthode en U

Les séances de musicothérapie ont été réalisées sous la direction d'un musicothérapeute professionnel (SG) selon un protocole validé. La séance individuelle de musicothérapie avait lieu au cours de la journée entre 10 et 20 heures à distance d'au moins 30 minutes des soins, d'une aspiration trachéale ou des séances de kinésithérapie. Le style musical était d'abord choisi en fonction des goûts musicaux du patient afin de satisfaire sa demande. Le patient écoutait la musique au casque, en position allongée ou demi-assise, les yeux fermés. Après le début de la séance, le patient restait seul dans la chambre au calme et le silence était de rigueur en évitant toute stimulation du patient. La phase de repos était réalisée dans les mêmes conditions en dehors de la musicothérapie. La séance était débutée au moins deux heures après toute injection de médicaments et les patients ne recevaient aucun traitement antalgique et/ou anxiolytique durant toute la durée de l'étude.

La séquence musicale de 20 minutes est décomposée en plusieurs phases de six morceaux de trois à quatre minutes chacun, fondus et enchaînés qui amènent progressivement le malade à la détente (montage en U). Le montage en U comporte une réduction progressive du rythme musical, de la formation orchestrale, des fréquences et du volume (phase descendante du U). Après une phase de détente maximale (partie basse du U), est enchaînée une remontée progressive des paramètres musicaux afin de redynamiser légèrement le patient en fin de séance (branche ascendante du U). Les phases successives qui composent la séance de relaxation musicale, de par leurs variations de volume, de composition orchestrale et de tempo amènent progressivement le patient en état de relaxation et de détente musculaire (Fig. 1).

Étude statistique

Les résultats sont exprimés en moyenne±déviation standard (DS). Un échantillon de 15 personnes par groupe était nécessaire pour montrer une réduction de la valeur de BIS de 15 % avec un risque alpha de 5 % et un risque bêta de 10 %. Chaque patient était son propre témoin pour évaluer l'effet individuel de la musicothérapie. Les comparaisons statistiques ont été réalisées en utilisant des ANOVA à mesures répétées avec correction de Bonferroni. Les résultats obtenus avant (prétest) et après (post-test) chaque séance pour chaque groupe ont été comparés en utilisant des tests t de Student appariés pour les variables quantitatives gaussiennes et par des tests de rang de Wilcoxon appariés pour les variables quantitatives non gaussiennes. Les comparaisons des valeurs obtenus entre les deux groupes (intubés versus non intubés) ont été faites par des tests non paramétriques de Mann-Whitney pour les variables continues et par des tests de χ2 ou de Fisher pour les variables qualitatives. L'analyse statistique a été réalisée avec le logiciel StatView 5.0. Une valeur de p inférieure à 0,05 était retenue comme significative.

Résultats

Description des deux groupes

Trente-cinq patients ont été inclus consécutivement pendant les quatre mois de l'étude. La musicothérapie n'a pas pu être réalisée chez cinq patients (5/35=14 %). Trois patients ont refusé d'avoir la séance de musicothérapie après avoir mis le casque et deux patients du groupe intubé ont mal supporté la musique et ont retiré le casque après cinq et huit minutes de musicothérapie. Au total, 30 patients ont été inclus pour l'analyse répartis en deux groupes de 15 patients (intubés et non intubés). Les principales caractéristiques cliniques des patients sont rapportées dans le Tableau 1. Dans le groupe intubé, 13 patients avaient une intubation orotrachéale et deux patients étaient trachéotomisés. Tous les patients intubés étaient ventilés en aide inspiratoire avec des niveaux moyens d'AI de 12±3 cm H2O, de PEP de 4±1 cmH2O et une FiO2 de 42±6 %.

Effet sur les paramètres hémodynamiques et respiratoires

Les variations des paramètres hémodynamiques durant les deux périodes d'étude (repos et musique) dans les deux groupes de patients (intubés et non intubés) sont représentées sur la Fig. 2. L'évolution des principaux paramètres ventilatoires durant les deux périodes d'étude chez les patients intubés est représentée sur la Fig. 3. Durant la période de repos, tous les paramètres hémodynamiques et respiratoires sont restés stables aussi bien dans le groupe intubé que dans le groupe non intubé. La musicothérapie permettait une diminution significative dans les mêmes proportions de la fréquence cardiaque, des pressions artérielles (Fig. 2) et de la fréquence respiratoire dans les deux groupes de patients. On observait une variation dans le même sens entre les variations musicales (rythmiques) utilisées dans le montage en U et les paramètres physiologiques (FC, PA, FR). Chez les patients qui ont interrompu la séance après, respectivement cinq et huit minutes, on a observé une tendance à la tachypnée, la tachycardie et à l'hypertension artérielle. Dans le groupe des patients intubés, le volume courant et la ventilation minute ont augmenté progressivement de façon significative au cours de la séance de musicothérapie, alors que la fréquence respiratoire et le rapport FR/VT diminuaient significativement (Fig. 3).

Effets sur l'état d'éveil-vigilance et la douleur

L'évolution des scores de BIS durant les deux périodes d'étude dans les deux groupes de patients est représentée sur la Fig. 4. La musicothérapie a permis une diminution significative des valeurs de BIS dans les mêmes proportions dans les deux groupes de patients. La valeur la plus basse de BIS était obtenue à la 15e minutes avec une différence significative par rapport à la valeur de base obtenue avant la séance de musicothérapie (94±5 vs 81±10, p<0,01). L'aspect de la courbe du BIS est en rapport avec l'aspect en U de la séance de musicothérapie avec un maximum de détente en seconde partie de la séance (Fig. 4).

Les variations individuelles des niveaux de RASS et d'EVN liées à la musicothérapie pour les deux groupes de patients sont représentées sur la Fig. 5. Les valeurs moyennes du niveau de douleur obtenues pour chaque groupe de patients avant et après chaque séance d'étude sont rapportées sur la. La musicothérapie a diminué de façon significative les niveaux de RASS et l'intensité de la douleur dans les mêmes proportions pour les deux groupes 

Discussion

L'objectif de cette étude était d'évaluer les effets d'une séance de musicothérapie en réanimation sur les principaux paramètres physiologiques (hémodynamiques, respiratoires, éveil et douleur) chez des patients intubés en cours de sevrage de la ventilation artificielle et de les comparer aux effets obtenus selon les mêmes modalités chez des patients de réanimation non intubés. Les principaux résultats de ce travail montrent qu'une séance de musicothérapie de 20 minutes permet de diminuer significativement l'anxiété évaluée par la diminution de la fréquence cardiaque, des pressions artérielles et de la fréquence respiratoire, de diminuer l'intensité de la douleur et d'induire une relaxation et un sommeil jugés par la diminution du BIS et du RASS. Les variations dues à la musicothérapie étaient observées dans les mêmes proportions chez les patients intubés et non intubés. Ces deux groupes de patients avaient en commun le fait d'être hospitalisés en réanimation qui est un milieu « stressant et anxiogène », d'être en ventilation spontanée et de ne pas recevoir de sédation. Ils avaient comme principale différence la présence ou non d'une sonde d'intubation. Nos résultats suggèrent que la sonde d'intubation n'influence pas l'effet de la musicothérapie.

Les patients étaient beaucoup plus calmes et avaient tendance à s'endormir au milieu de la séance et cela est en relation avec l'aspect en U de la musique. Les réductions des niveaux de RASS et de BIS sont associées à une diminution significative de la sensation douloureuse et à une amélioration du confort des patients comme le suggère l'évolution des valeurs de l'échelle numérique de la douleur. Ces valeurs sont en relation avec l'aspect en U de la musique. En effet, la courbe de l'évolution des principaux paramètres physiologiques étudiés est également en U .

Les résultats obtenus dans notre étude sont en accord avec ceux rapportés par les principales études ayant étudié les effets de la musicothérapie chez des patients intubés en réanimation  et chez des patients devant être opérés en pré- ou en peranesthésie générale  ou au cours d'une anesthésie locorégionale . En effet, toutes ces études rapportent que la musicothérapie permet de diminuer l'anxiété avec un effet de relaxation significatif évalué sur des paramètres objectifs et subjectifs. Dans notre étude, trois patients du groupe intubé avaient une EVN supérieure à six avant la musicothérapie et une diminution importante était observée pour deux des trois patients avec une EVN qui passait de dix à cinq et de sept à deux après la musicothérapie . Ces valeurs élevées pour une faible proportion des patients étudiés constituent vraisemblablement un marqueur d'anxiété majeure chez ces patients. Cela est conforté par l'effet plus marqué de la musicothérapie chez ces patients.

Chez les patients intubés, le volume courant et la ventilation minute ont augmenté progressivement de façon significative durant la séance de musicothérapie et la fréquence respiratoire et le rapport FR/VT ont diminué significativement  alors que le niveau d'assistance ventilatoire restait fixe tout au long de la période d'étude. L'évolution des paramètres ventilatoires au cours du sevrage induit par la musicothérapie n'a jamais été rapportée dans la littérature. Cette modification du régime ventilatoire (ou breathing pattern des anglosaxons) observée durant la séance suggère une amélioration de la mécanique ventilatoire du patient. En effet, pour un même niveau d'assistance ventilatoire on observait une diminution de la FR et du rapport FR/VT avec une augmentation du VT et de la ventilation minute.

Si les objectifs de la musicothérapie ne sont pas toujours atteints, la satisfaction et la tolérance des patients sont le plus souvent très bonnes. Il est important de préciser qu'une musique diffusée sans respecter les préférences du patient peut avoir des effets néfastes se traduisant surtout par une majoration de l'anxiété avec risque d'agitation . Il est à noter que dans notre étude trois patients ont refusé la musicothérapie et que deux patients ont interrompu précocement la séance possiblement en raison d'un choix musical inadapté.

En réanimation, l'incapacité de verbaliser la douleur, l'inconfort de la sonde d'intubation et les troubles du sommeil sont considérés comme des facteurs majeurs de stress . La stimulation du système sympathique par l'angoisse, l'anxiété et la douleur entraîne une élévation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle pouvant avoir des effets délétères dans certaines situations. Induisant la relaxation, la musique réduit la douleur, l'anxiété, l'agitation et diminue les tensions musculaires. L'écoute d'une musique de relaxation appropriée stimule le système limbique au niveau du cerveau où se trouvent les centres de l'émotion et des sensations. Cette stimulation inhibe la libération des enképhalines et des endorphines et réduit par conséquent l'activité du système sympathique. L'impact de la musicothérapie peut être dû à des effets neurophysiologiques, spécifiques à la douleur et à la musique, agissant sur les composantes sensorielles (provoquant une contre-stimulation des fibres afférentes), cognitives (détournant l'attention souvent en créant des images et en éloignant les pensées de la douleur), affectives (modifiant l'humeur associée à des états tels que la dépression ou l'anxiété et diminuant ainsi les tensions et les sentiments d'angoisse) et comportementales (agissant sur l'hypertonie musculaire et la psychomotricité) 

Conclusion

Les résultats obtenus dans notre étude suggèrent l'efficacité de la musicothérapie chez les patients de réanimation aussi bien intubés que non intubés en cours de sevrage ventilatoire. L'apport de la musicothérapie en réanimation, par son action psychophysiologique pourrait participer efficacement à l'amélioration du vécu des patients en diminuant l'anxiété et la douleur morale et/ou physique. En effet, la musicothérapie, intervention non invasive et/ou non pharmacologique (marqueurs de l'anxiété), le niveau d'éveil évalué par le BIS permettant la relaxation et l'induction du sommeil chez certains patients.

L'utilisation intentionnelle du potentiel et des propriétés de la musique (montage en U) agit par de multiples mécanismes interactifs (sensoriels, cognitifs, affectifs et comportementaux), permettant une action directe sur les composantes globales du patient. L'utilisation de cette nouvelle technique contrôlée de musicothérapie est simple d'application, économiquement intéressante et adaptée à un grand nombre de patients en réanimation aussi bien intubés que non intubés. Les résultas de notre étude constituent une base de travail pour de futures études randomisées et contrôlées qui évalueraient l'intérêt de la musicothérapie dans le but de diminuer la consommation d'anxiolytiques et d'antalgiques ainsi que de réduire la morbidité qui leur est associée.

 

 

Description des différentes phases musicales au cours de la séance de musicothérapie de 20 minutes. La séance se décompose en plusieurs phases de six morceaux de trois à quatre minutes chacun, fondus et enchaînés qui amènent progressivement le malade à la détente (montage en U). Le montage en U comporte une réduction progressive du rythme musical, de la formation orchestrale, des fréquences et du volume (phase descendante du U). Après une phase de détente maximale (partie basse du U), est enchaînée une remontée progressive des paramètres musicaux afin de redynamiser légèrement le patient en fin de séance (branche ascendante du U). 

Score RASS : cliquez ici :    spip.php?article5


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Site intéressant afin de créer un outil d' évaluation:

traitement_par_musique.php