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02/06/2016

Antibioguide CHU de Clermont Ferrand

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31/05/2016

Suspicion de méningite / méningo-encéphalite aiguë de l'adulte: adaptation posologique chez l' insuffisant rénal

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Posologies, patients à fonction rénale normale: 

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Transplantation de microbiote fécal.

Clostridium difficile

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La transplantation de microbiote fécal consiste en l’introduction de selles d’un donneur sain dans le tube digestif d’un patient receveur en vue de rééquilibrer la flore intestinale altérée de ce dernier. Afin d’encadrer cette pratique et de minimiser les risques associés, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a engagé une réflexion collégiale et multidisciplinaire avec la communauté scientifique sur ce sujet émergent.

Le comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) mis en place par l’ANSM a ainsi émis des propositions d’encadrement des essais cliniques en lien avec l’utilisation de microbiote fécal pour garantir sa sécurité d’emploi. Des critères de sélection des donneurs et de traçabilité du produit ont ainsi été proposés dans ce premier rapport de travail.

Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes dont la diversité microbienne qui constitue la flore intestinale est spécifique à chaque individu. Dans certaines situations pathologiques associées à un déséquilibre du microbiote intestinal (appelé dysbiose), l’introduction des selles d’un donneur sain dans le tube digestif d’un receveur malade a pour objectif de rééquilibrer la flore intestinale altérée de ce dernier. On parle alors de transplantation de microbiote fécal. Cette approche thérapeutique suscite un intérêt grandissant et fait l’objet d’études cliniques montrant des résultats encourageants mais qui restent limités.

Des recommandations internationales ont récemment proposé la transplantation de microbiote fécal dans les infections à Clostridium difficile multirécidivantes et la littérature rapporte d'autres pathologies potentiellement concernées, telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), les troubles fonctionnels intestinaux, l'obésité, les maladies métaboliques et auto-immunes ou encore certains désordres neuropsychiatriques. En tout état de cause et en l’état actuel des connaissances, cette approche doit être réservée aux situations graves ou rares, en échec de traitement conventionnel et en l’absence d’alternative thérapeutique disponible et appropriée.

Le microbiote fécal étant utilisé à visée curative ou préventive à l’égard de maladies humaines, il doit être considéré comme un médicament , et, à cet égard, sa préparation doit être réalisée sous la responsabilité de la pharmacie à usage intérieur (PUI) d’un établissement de santé.

Les risques de la transplantation de microbiote fécal, qu’ils interviennent rapidement (risque infectieux ou, allergique notamment) ou à long terme, nécessitent un encadrement. En ce sens, la réalisation d’essais cliniques permet de définir des conditions de sécurité optimales pour le receveur et de collecter des données exploitables en termes d’efficacité.

La minimisation des risques consiste à prévenir la transmission d’agents pathogènes (infectieux et autres) du donneur vers le receveur. La sélection rigoureuse et standardisée des donneurs repose sur des données d’anamnèse recueillies au cours d’un entretien médical et sur le dépistage exhaustif d’agents infectieux (bactéries, virus, parasites) dans le sang et les selles. Enfin, l’encadrement du risque repose sur la traçabilité du produit permettant d’identifier et de faire le lien entre les différentes étapes de la procédure de transplantation ainsi qu’entre les profils de donneur(s) et de receveur(s).

 

Antibiothérapie curative 2016 Infectio.lille.com

Pseudomonas

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12/05/2016

Discussion autour d’un cas mortel de pneumonie nécrosante à Staphylococcus aureus sécrétant la leucocidine de Panton-Valentine

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E. Escudier · L. Pagani · J. Gaillat · M. Sirodot · A. Levrat  Revue SRLF 2015

Cliquez ici: Leucocidine de Panton Valentine.pdf

En conclusion, l’évolution fulminante d’une pneumonie communautaire chez un patient jeune sans comorbidité doit faire évoquer le diagnostic de pneumonie nécrosante à SA PVL+, surtout s’il existe une leucopénie et des hémoptysies. Les infections pulmonaires dues à SA sécrétant la PVL sont des pathologies toxiniques très graves. Le traitement s’articule autour d’une antibiothérapie ayant une activité antitoxinique propre (linézolide associé à la clindamycine), une immunothérapie anti-infectieuse utilisant les IGIV à fortes posologies pour inhiber l’activité de la toxine et l’hémofiltration (thérapeutique moins spécifique) pour moduler l’inflammation induite par la toxine. Les antibiotiques utilisés doivent par ailleurs avoir une activité sur le SARM et une bonne diffusion pulmonaire et tissulaire. Leurs modalités d’administration doivent tenir compte des particularités pharmacocinétiques d’un patient de réanimation. Malgré ces thérapeutiques, il s’agit d’une pathologie grave, dont le pronostic est extrême- ment réservé.